L’ancienne chanteuse de T-ara, Ahreum, a vu sa condamnation pour maltraitance d’enfants et diffamation confirmée par la justice sud-coréenne.
Selon un rapport de Star News publié le 9 octobre, le tribunal du district de Suwon – branche d’Ansan a condamné Ahreum à huit mois de prison avec sursis pendant deux ans, assortis de 40 heures de cours de prévention sur la maltraitance des enfants.
Cette décision fait suite à un procès très médiatisé débuté en 2023, dans lequel la chanteuse contestait la première peine prononcée en janvier dernier. Son appel a été rejeté, rendant le verdict désormais définitif.
Origine de l’affaire
L’affaire remonte à mars 2023, lorsque Ahreum avait publiquement accusé son ex-mari de violences domestiques et de maltraitance envers leurs enfants à travers plusieurs publications sur les réseaux sociaux. Peu de temps après ces révélations, elle avait tenté de mettre fin à ses jours et avait été hospitalisée d’urgence.
À la suite d’une enquête de police, son ex-mari a finalement été blanchi de toutes les accusations de maltraitance. Ce dernier a ensuite porté plainte contre Ahreum et sa mère, les accusant de violence sur mineur et d’enlèvement d’enfant, tout en déposant une poursuite pour diffamation liée aux propos tenus en ligne par la chanteuse.

Décision du tribunal
Le tribunal a reconnu Ahreum coupable des faits de diffamation publique et de comportements assimilés à de la maltraitance, prononçant une peine de prison suspendue pour deux ans. La cour a également exigé qu’elle suive un programme de prévention de la maltraitance infantile, dans le but de sensibilisation et de réinsertion.
Concernant sa mère, le tribunal l’a condamnée à quatre mois de prison avec un sursis d’un an pour son implication dans l’enlèvement d’un mineur, une décision prise sans détention immédiate.
Parcours et antécédents publics
Ahreum avait fait ses débuts en juillet 2012 au sein du groupe T-ara, sous le label Core Contents Media. Elle avait quitté le groupe un an plus tard, en juillet 2013, invoquant des raisons personnelles et de santé.
En 2019, elle avait épousé un homme d’affaires plus âgé de deux ans, avec qui elle a eu deux fils. Le couple a ensuite divorcé, et Ahreum a continué de publier sur les réseaux sociaux de nombreuses accusations et messages personnels, souvent relayés par la presse coréenne.
En décembre 2023, elle avait annoncé sa nouvelle relation et son intention de se remarier, suscitant une nouvelle vague d’attention médiatique.
Une affaire qui relance le débat sur les limites de la vie privée
Ce verdict confirme la responsabilité légale d’Ahreum et met en lumière la complexité des affaires mêlant accusations publiques, famille et médias sociaux. En Corée du Sud, plusieurs célébrités ont récemment été confrontées à des poursuites similaires, rappelant les limites entre expression personnelle et diffamation dans l’ère numérique.
