Une affaire judiciaire secoue le monde du divertissement coréen : une femme a été condamnée à une peine de prison avec sursis pour avoir fait chanter son ex-compagnon, un idol masculin, à l’aide d’une vidéo intime tournée durant leur relation.

Un chantage ciblé et répété
D’après les révélations de Law Talk en date du 1er juin, la femme, identifiée comme « A », a été condamnée à un an de prison avec sursis de deux ans, 40 heures de formation sur les violences sexuelles, et une interdiction professionnelle de quatre ans dans les secteurs impliquant des enfants ou des personnes handicapées.
Les faits remontent à la période suivant sa rupture avec le chanteur (appelé « B », âgé de 26 ans), avec qui elle avait été en couple entre novembre 2020 et mars 2022. Dès décembre 2021, « A » aurait commencé à le menacer à l’aide de vidéos sexuelles tournées pendant leur relation.
Le premier incident a eu lieu le 10 décembre 2021, lorsque « A » a utilisé une photo de « B » pour créer un faux compte Twitter. Elle lui a ensuite envoyé un message contenant la vidéo intime et le menaçant de ruiner sa carrière :
« Arrête d’être une idole. Il ne te reste plus que l’armée. Poursuis-moi. »
Le second chantage a été enregistré le 4 janvier 2022, où elle a explicitement menacé de publier les vidéos sur les réseaux sociaux s’il ne répondait pas à ses messages :
« Je vais publier toutes nos photos et vidéos et te taguer. Réponds-moi, sale c***, arrête de m’ignorer. »
Le 31 décembre 2021, lors d’une altercation à Gwangju, elle a également endommagé son téléphone, causant des frais de réparation supplémentaires.

Une peine atténuée malgré la gravité
Le tribunal a souligné la gravité des faits, insistant sur le préjudice psychologique important causé à l’idol, dont la carrière aurait pu être irrémédiablement compromise.
Cependant, plusieurs éléments ont joué en faveur de la prévenue : elle a reconnu les faits, exprimé des remords, supprimé volontairement les vidéos, conclu un accord à l’amiable avec la victime, et le plaignant a retiré sa plainte, ne souhaitant pas de poursuites supplémentaires.
Enfin, son casier judiciaire étant vierge et les risques de récidive jugés faibles, le tribunal a estimé qu’il n’était pas nécessaire de divulguer son identité.
