Une affaire choquante secoue la Corée du Sud après qu’un homme de 63 ans a abattu son fils lors de sa propre fête d’anniversaire, avant de tenter de piéger son appartement avec une bombe artisanale.
Un drame familial d’une extrême violence
Les faits se sont déroulés le 20 juillet à Incheon, dans le quartier de Songdo-dong. Le suspect, un homme âgé de 63 ans, a tué son fils, âgé d’une trentaine d’années, en utilisant une arme à feu fabriquée de manière artisanale. L’incident s’est produit en pleine réunion familiale, organisée à l’occasion de l’anniversaire du père. Selon la police d’Incheon Yeonsu, le mobile principal serait un conflit familial persistant.
Le chef de la police, Park Sang Jin, a déclaré lors d’un point presse : « D’après les premières déclarations du suspect, le mobile est lié à des désaccords familiaux. Il refuse cependant de donner davantage de détails. »

Une attaque préméditée
Le père a brièvement quitté la fête sous prétexte de revenir rapidement. Il est revenu armé, a sorti une arme à trois canons qu’il avait dissimulée dans son véhicule, et a tiré trois cartouches. Deux ont touché son fils à l’abdomen, provoquant sa mort, tandis que la troisième a heurté la porte.
La femme du défunt a immédiatement alerté les secours, déclenchant l’intervention d’une unité spéciale de la police, des pompiers et de l’équipe SWAT. Le suspect a fui les lieux, mais a été arrêté trois heures plus tard, à 00h15, à Séoul.
Une bombe artisanale désamorcée juste à temps
Lors de son arrestation, le suspect a avoué avoir laissé un engin explosif à son domicile, programmé pour exploser à midi. Les forces spéciales ont rapidement désamorcé le dispositif, évacuant 105 personnes, dont 69 résidents de l’immeuble et 36 commerçants situés à proximité.
L’examen de l’appartement a révélé 15 bouteilles en plastique remplies de diluant pour peinture, une substance hautement inflammable, reliées entre elles pour maximiser les dégâts. Le suspect a expliqué avoir prémédité cet acte, pensant qu’il ne rentrerait jamais chez lui.
Une arme artisanale et un arsenal stocké depuis 20 ans
L’enquête a permis de découvrir dans sa voiture 11 canons métalliques prêts à l’emploi, dont certains chargés, ainsi que 86 cartouches non utilisées. Le suspect affirme les avoir achetées il y a 20 ans dans le but de se suicider, auprès d’un individu disposant d’un permis de port d’armes.
L’arme utilisée consistait en un manche muni de trois longs canons, chacun contenant une cartouche de chasse de type buckshot, chargée de billes métalliques de grande taille.
Une enquête criminelle approfondie en cours
Le suspect n’a aucun antécédent psychiatrique ni casier judiciaire lié aux armes à feu. Il n’était ni sous l’emprise de l’alcool ni de drogues au moment des faits, selon les premiers résultats d’analyse.
La police prévoit de demander un mandat de détention pour meurtre et violation de la loi sur la sécurité des armes et explosifs. Un profiler criminel a également été sollicité afin d’analyser le comportement du suspect et d’appuyer les recherches.
Une autopsie a été demandée auprès du National Forensic Service pour déterminer la cause exacte du décès. Un accompagnement psychologique sera proposé aux proches de la victime.

