Lors de la troisième audience du procès opposant ADOR aux membres de NewJeans, le 24 juillet 2025 au tribunal du district central de Séoul, les avocats du groupe ont exprimé une position claire : les membres sont disposées à revenir sous l’agence, à condition que les conditions d’avant l’audit soient rétablies, en particulier la réintégration de Min Hee Jin à son poste de directrice.
Une crise née de l’audit de HYBE
Selon l’équipe juridique de NewJeans, la véritable origine du conflit remonte à l’audit mené par HYBE en avril 2024. Celui-ci aurait conduit à la destitution de Min Hee Jin sans que les artistes ne soient protégées durant le processus.
« Pendant l’audit et la révocation, les membres n’ont bénéficié d’aucune forme de soutien. Le message implicite était : “Restez en dehors de tout ça, continuez juste à travailler.” »
L’avocat a également rappelé que les allégations d’“tentative de vol du groupe” n’étaient pas mentionnées comme motifs officiels de révocation. D’ailleurs, les autorités ont récemment classé l’affaire sans inculpation, concluant que Min Hee Jin n’avait pas commis de faute grave.

Une agence méconnaissable pour les membres
Les représentants de NewJeans ont fermement souligné que l’agence actuelle ne reflète plus l’esprit d’origine d’ADOR :
« Aujourd’hui, ADOR est composée de cadres de HYBE. Ce n’est plus l’ADOR en qui les membres ont placé leur confiance au moment de la signature. »
La métaphore utilisée par la défense résume bien l’état d’esprit du groupe :
« C’est comme si on avait changé la carte SIM d’un téléphone : cela a l’air pareil, mais ce n’est plus le même appareil. »
Ils ont également évoqué l’incident concernant Hanni, accusée d’avoir été ignorée par l’agence lors d’un conflit interne. Le groupe affirme avoir été la principale victime de cette bataille entre HYBE et Min Hee Jin, sans protection ni soutien.

Une condition unique : le retour de Min Hee Jin
Malgré le conflit, NewJeans ne ferme pas totalement la porte :
« Si ADOR redevient l’agence qu’elle était au départ, les membres y retourneront sans qu’on ait besoin de les supplier. »
Cependant, l’agence ADOR, dans sa défense, rejette ces accusations et affirme que les raisons données par les membres pour rompre leurs contrats ont changé à plusieurs reprises, qualifiant ces justifications d’« infondées ».
Rappelons que ADOR a déjà obtenu gain de cause devant la justice, avec une injonction empêchant les membres de NewJeans de signer des contrats publicitaires en dehors de l’agence, validée par la cour d’appel.

