Le 24 juillet, s’est tenue la troisième audience du procès civil opposant ADOR aux membres de NewJeans devant le tribunal du district central de Séoul. Cette affaire très médiatisée a pour objet principal la demande d’ADOR visant à faire reconnaître la validité des contrats exclusifs signés avec les artistes.

Des tensions visibles à l’audience
Les représentants légaux des deux parties ont présenté pendant 30 minutes leurs arguments respectifs. Avant l’ouverture des plaidoiries, l’équipe juridique de NewJeans a demandé au tribunal de ne pas rendre publics certains éléments de preuve jugés obtenus de manière illégale, notamment lors de la diffusion de documents en salle d’audience.
Malgré cette requête, les avocats d’ADOR ont cité un message controversé attribué à l’ancienne PDG Min Hee Jin, dans lequel elle aurait déclaré sur KakaoTalk : « On les récupérera dans trois ans », en parlant des membres de NewJeans. Cette déclaration a immédiatement provoqué l’opposition des avocats de NewJeans, dénonçant une tentative délibérée de rendre publique une preuve sensible.
Le juge, Jung Hoe Il, a toutefois rejeté leur objection en déclarant : « Je suis déjà au courant de cela. Vous croyez que les journalistes ne le sont pas ? », ajoutant un avertissement à la défense : « Vous ne pouvez pas interrompre les débats de cette manière. »
Une rupture définitive selon NewJeans
La rupture de confiance entre les membres de NewJeans et ADOR remonte à novembre dernier, lorsque le groupe a organisé une conférence de presse surprise pour annoncer son intention de résilier ses contrats exclusifs, en dénonçant une perte totale de confiance envers ADOR et sa maison-mère HYBE.
En réponse, ADOR a intenté un procès pour faire valider les contrats et a également obtenu une ordonnance du tribunal interdisant aux membres de signer de nouveaux contrats publicitaires ou de collaborer avec d’autres agences. Cette décision a été confirmée lors de l’appel.

Aucun accord en vue
Malgré une volonté apparente de la part d’ADOR de parvenir à un règlement amiable, les membres de NewJeans ont catégoriquement rejeté cette possibilité, déclarant : « La relation de confiance avec ADOR est irréparable. Un retour en arrière est impossible. »
ADOR a en outre reproché aux artistes de modifier sans cesse les motifs invoqués pour justifier la rupture du contrat, et a indiqué son intention de soumettre des réfutations détaillées lors de la prochaine audience.
Ce conflit juridique s’impose comme l’un des plus marquants de l’année dans l’industrie du divertissement coréen, opposant une agence emblématique à l’un des groupes féminins les plus populaires de la 4e génération.

