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Controverse dans la Plus Grande Communauté Féminine de Corée du Sud

News

19 mai 2024

La 여성시대 (Women’s Era), la plus grande communauté féminine de Corée du Sud hébergée sur Daum avec 840 000 membres, est actuellement au centre d’une controverse majeure, comparée à la tristement célèbre affaire ‘Nth Room’. L’affaire ‘Nth Room’, révélée en février 2019, impliquait un groupe d’hommes utilisant des salons de discussion sur Telegram pour créer, échanger et distribuer de la pornographie illégale, principalement au détriment des femmes. Aujourd’hui, un schéma similaire de mauvaise conduite, bien que cette fois-ci avec les genres inversés, a émergé au sein de la communauté Women’s Era.

Partage Inapproprié et Harcèlement Sexuel

Selon les rapports du YouTuber PPKKa, les membres de la communauté Women’s Era partagent des photos explicites et des informations personnelles sur des hommes étrangers qu’elles ont rencontrés sur des applications de rencontre. Le contenu comprend des « critiques » détaillées de ces hommes, souvent remplies de commentaires et de discussions sexuellement explicites. Des exemples de ces conversations incluent des remarques dégradantes sur les attributs physiques et les performances sexuelles des hommes. De manière inquiétante, certaines discussions impliquaient des mineurs, indiquant une grave violation de la vie privée et des normes éthiques.

Compilation d’Informations Personnelles

Un des éléments les plus alarmants de cette situation est la compilation d’un document intitulé ‘U.S. Military Men Big Data Compilation’, contenant des informations personnelles détaillées sur des soldats américains. Cette liste, étalée sur trois pages, incluait des détails privés tels que les noms et des données potentiellement sensibles. Un membre, qui semblait diriger l’effort de compilation, a exprimé l’intention de créer une « encyclopédie » de ces informations, soulignant une approche préméditée et organisée de ces actions.

Implications Juridiques

Les experts juridiques se sont penchés sur la situation, soulignant les violations potentielles de la loi sud-coréenne. L’avocat GB Kim Seung Hwan a noté que ces actions pourraient constituer une diffamation en vertu de la Loi sur le Réseau d’Information et de Communication, surtout si les informations partagées visent à nuire à la réputation des sujets. De plus, si les informations personnelles ont été partagées sans consentement, les responsables pourraient faire face à des accusations en vertu de la Loi sur la Punition du Harcèlement, particulièrement si le comportement est continu ou répétitif.

Pénalités Potentielles

La loi sud-coréenne prévoit des peines sévères pour de tels délits. Les individus reconnus coupables d’utiliser un réseau d’information et de communication pour diffamer quelqu’un peuvent encourir jusqu’à trois ans de prison ou une amende pouvant aller jusqu’à 30 millions KRW (environ 22 000 USD). Si la diffamation implique des informations fausses, les peines peuvent aller jusqu’à sept ans de prison ou des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions KRW (environ 37 000 USD). En outre, ceux reconnus coupables de harcèlement peuvent recevoir jusqu’à trois ans de prison ou une amende similaire.

Doubles Standards et Critiques Publiques

La controverse entourant Women’s Era est encore compliquée par la position publique de la communauté sur les questions liées à la sexualisation des femmes. Récemment, elles se sont opposées activement à l’événement ‘Adult Festival (2024 KXF The Fashion)’, qui mettait en vedette des actrices AV japonaises en Corée. La communauté a qualifié l’événement de ‘salon de prostitution’ et a soutenu des pétitions pour l’annuler. Leur opposition a contribué à l’annulation de l’événement après une forte réaction des gouvernements locaux et des groupes de femmes.

Risque de Discrimination Raciale

Les membres de Women’s Era ont exprimé leur dédain pour les événements qu’elles perçoivent comme sexuellement exploitants, avec des commentaires tels que, « Cela signifie qu’il ne faut pas faire cet événement en Corée du tout. Comprenez cela, » et « C’est dégoûtant qu’ils continuent à chercher d’autres zones. » Ces déclarations publiques contrastent fortement avec leurs actions privées au sein de la communauté, où les hommes sont souvent objectifiés et réduits à de simples sujets de discussion sexuelle, soulevant des accusations de doubles standards.

De plus, la manière dont les hommes étrangers sont discutés au sein de Women’s Era risque de favoriser la discrimination raciale. Ces hommes sont souvent dépeints uniquement comme des objets de désir sexuel, sans égard pour leur personnalité ou leur dignité. Ce comportement perpétue non seulement des stéréotypes nuisibles mais sape également la crédibilité de la communauté dans son plaidoyer contre l’objectification sexuelle des femmes.

Conclusion

En résumé, le scandale en cours au sein de la communauté Women’s Era met en évidence de graves violations éthiques et juridiques, présentant une problématique complexe de dynamique de genre, de droits à la vie privée et de discrimination raciale. Alors que les autorités enquêtent sur ces allégations, le cas souligne la nécessité de normes cohérentes pour traiter le harcèlement sexuel et l’exploitation des informations personnelles, quel que soit le genre.

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