Les autorités sud-coréennes ont confirmé qu’une femme dans la quarantaine, accusée d’avoir pénétré illégalement dans la propriété de Jungkook, membre du groupe BTS, a été transférée au parquet. L’affaire, qui suscite de vives réactions, relance les débats sur la protection de la vie privée des célébrités en Corée du Sud.
L’incident et l’arrestation
Le commissariat de Yongsan (Séoul) a annoncé le 22 octobre que la femme, identifiée sous le nom de “A”, avait été renvoyée devant les procureurs le 14 octobre pour violation de domicile et infraction à la loi sur la prévention du harcèlement (Stalking Punishment Act).
Les faits remontent au 30 août, vers 23 h 20, lorsque “A” a été prise en flagrant délit en tentant d’accéder au parking de la maison individuelle de Jungkook, située dans le district de Yongsan.
Alertée, la police est intervenue rapidement et a procédé à son arrestation sur place.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la suspecte aurait expliqué qu’elle s’était rendue en Corée pour voir Jungkook après sa libération du service militaire, un motif que les enquêteurs considèrent comme non justifiable et préoccupant.

Une autre tentative similaire en juin
L’affaire survient quelques mois après un autre incident impliquant une femme d’origine chinoise, âgée d’une trentaine d’années et identifiée comme “B”.
Cette dernière avait tenté, le 11 juin, jour de la fin du service militaire de Jungkook, de forcer le code d’entrée de sa résidence avant d’être interceptée par la police.
Toutefois, le parquet du district ouest de Séoul a décidé le 10 septembre de ne pas engager de poursuites formelles contre “B”, estimant que son infraction n’avait pas dépassé le stade de la tentative et qu’elle avait quitté le pays, réduisant ainsi le risque de récidive.
Une affaire qui relance les inquiétudes sur la sécurité des artistes
Ces deux incidents successifs mettent en lumière la vulnérabilité des artistes K-pop face aux comportements obsessionnels de certains fans.
Les autorités rappellent que les actes d’intrusion ou de traque peuvent entraîner des poursuites pénales sévères, surtout depuis l’entrée en vigueur du Stalking Punishment Act, renforçant la lutte contre le harcèlement des personnalités publiques.
Le cas de Jungkook, membre d’un groupe mondialement reconnu, illustre une fois encore les dérives du fanatisme extrême et la nécessité de mesures de sécurité renforcées pour les artistes coréens.
