La justice coréenne vient de confirmer la condamnation d’un sasaeng qui avait illégalement obtenu les adresses personnelles de plusieurs idols de SM Entertainment. Son appel a été rejeté et l’amende initiale de 3 millions de wons (environ 2 000 €) a été maintenue.

Une enquête qui met en lumière des pratiques inquiétantes
Le 28 août, la 1ère division criminelle de la Cour du district Est de Séoul, présidée par le juge Jeong Hyeon Seok, a rejeté l’appel de l’accusé, un homme dans la vingtaine identifié sous le nom de A.
Selon l’enquête, A et un complice, B, s’étaient rencontrés via l’animation de lives audio sur une plateforme en ligne. Le 23 avril 2023, ils ont contacté des numéros liés à certains artistes de SM Entertainment, en se faisant passer pour des livreurs. Leur prétexte ? Prétexter qu’il manquait une partie de l’adresse afin d’obtenir directement les informations personnelles des idols.
Parmi les victimes, trois membres de NCT et un membre d’EXO ont vu leurs adresses récupérées de cette manière frauduleuse.

Une première condamnation confirmée en appel
En juillet 2024, le tribunal de première instance avait condamné les deux individus à une amende de 3 millions de wons chacun. L’accusé A avait interjeté appel, soutenant qu’il n’avait agi qu’en « simple fan », sans intention malveillante.
La cour a fermement rejeté cet argument :
« Les victimes ont ressenti une grande angoisse, au point que l’une d’elles a même dû déménager. La gravité de l’infraction est indéniable et la majorité des personnes concernées réclame une sanction stricte. La peine prononcée en première instance reste proportionnée. »
Le tribunal a ajouté que l’argument de la défense, selon lequel l’accusé souhaitait simplement « entendre la voix des idols un peu plus longtemps », était irrecevable :
« Chaque appel avait pour objectif d’obtenir leurs adresses personnelles. »
Une affaire qui relance le débat sur la sécurité des idols
SM Entertainment avait identifié quatre participants liés à ces appels, mais seuls les deux principaux auteurs avaient été poursuivis.
Cette affaire illustre une nouvelle fois les dérives des comportements de sasaengs, et met en lumière la nécessité pour les agences de renforcer les mesures de protection autour des artistes.
