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R.Tee présente ses excuses et supprime le clip de « DAMDADI » après les accusations de plagiat envers Yseult

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Le producteur et DJ coréen R.Tee a présenté publiquement ses excuses et a supprimé le clip officiel de son titre « DAMDADI », après de vives accusations de plagiat visant le clip de la chanteuse française Yseult.

Un mea culpa public face à la polémique

Le 17 octobre, R.Tee a publié un communiqué sur ses réseaux sociaux reconnaissant la situation et exprimant ses regrets :

« Après avoir été informé que le clip de « DAMDADI » pouvait ressembler à l’œuvre de l’artiste française Yseult, j’ai personnellement visionné la vidéo originale et constaté qu’il existait des similitudes non intentionnelles. La production a avancé sans conscience préalable de cette ressemblance. »

Le producteur a poursuivi en déclarant :

« En tant que responsable principal du projet, je présente mes excuses les plus sincères à Yseult pour tout désagrément ou déception causés. Je compte la contacter personnellement pour lui adresser mes excuses. Cet incident me rappelle l’importance du respect et de l’éthique entre créateurs. »

Une clarification concernant Soyeon (G)I-DLE

Face aux spéculations entourant la participation de Soyeon du groupe (G)I-DLE, R.Tee a tenu à la disculper :

« Soyeon a uniquement pris part au morceau pour des raisons musicales. Elle n’a eu aucune implication dans la conception ou la direction artistique du clip. »

Il a également annoncé que ses équipes allaient mettre en place de nouvelles procédures de vérification avant publication, incluant une revue externe des références visuelles :

« À l’avenir, nous ferons preuve de plus de prudence et de transparence afin de garantir un processus créatif respectueux des œuvres originales. »

Les origines de la controverse

La polémique a éclaté le 11 octobre, lorsque Yseult a publié un message sur ses réseaux sociaux, accusant R.Tee et son équipe d’avoir copié son clip “Bitch You Could Never”, sorti en mai 2024.
L’artiste a notamment souligné des plans identiques : une scène de bureau, des livres qui tombent d’une étagère, et un passage où une actrice tire la cravate d’un homme — tous présents dans ses propres visuels.
Elle a décrit ces ressemblances comme un « copier-coller écœurant », dénonçant un manque de respect artistique et culturel.

Yseult a également profité de cette prise de parole pour condamner une appropriation culturelle récurrente dans l’industrie K-pop, déclarant :

« Comme beaucoup d’autres, la K-pop se nourrit de la culture noire depuis des décennies, en la vidant de sa substance tout en effaçant ses créateurs. »

Le réalisateur reconnaît son inspiration

Quelques jours plus tard, le réalisateur du clip, Hong Min Ho du studio Achilles Film, a publié à son tour un message d’excuse, admettant avoir été inspiré par le travail de Yseult :

« Il est vrai que j’ai puisé une part d’inspiration dans son univers visuel. Je regrette profondément si certaines scènes ont été trop proches de l’œuvre originale. Ni Soyeon ni R.Tee n’ont participé à la direction artistique ou au choix des références. »

Cette déclaration visait à décharger les artistes de toute responsabilité directe, mais la polémique reste vive.
De nombreux internautes continuent de juger que la vidéo allait au-delà de la simple inspiration, évoquant un plagiat manifeste.

Une affaire qui relance le débat sur la créativité en K-pop

Cette controverse soulève une fois de plus la question de la frontière entre hommage et copie dans l’industrie musicale coréenne, où les visuels occidentaux influencent fortement la production contemporaine.
Malgré la suppression du clip et les excuses publiques, la réputation de R.Tee a été ébranlée, et le débat sur la propriété artistique et culturelle reste plus brûlant que jamais.

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