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Peine de mort requise en appel contre l’enseignante accusée du meurtre d’une élève de 8 ans à Daejeon

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Le parquet sud-coréen a de nouveau requis la peine de mort lors du procès en appel d’une enseignante reconnue coupable du meurtre d’une élève de 8 ans dans une école élémentaire de Daejeon. Cette affaire, parmi les plus choquantes de ces dernières années, continue de provoquer une onde de choc nationale et relance le débat sur la sévérité des peines en Corée du Sud.

Retour sur les faits reprochés à l’accusée

Selon l’accusation, les faits se sont produits le 10 février en fin d’après-midi. L’enseignante, Myung Jae Wan, âgée de 48 ans, aurait attiré une fillette de 8 ans, Kim Ha Neul, dans une salle audiovisuelle de l’établissement où elle exerçait.
L’enfant, qui venait de terminer une activité périscolaire et s’apprêtait à rentrer chez elle, aurait été approchée sous le prétexte de recevoir un livre.

D’après le parquet, l’accusée aurait ensuite mortellement poignardé la victime à l’aide d’une arme préparée à l’avance, caractérisant un acte prémédité et d’une violence extrême.

Une condamnation à perpétuité jugée insuffisante

En première instance, le tribunal avait qualifié ce drame de crime sans précédent, soulignant la trahison absolue de la confiance qu’implique le meurtre d’une élève par une enseignante en activité.
La cour avait alors condamné Myung Jae Wan à la réclusion criminelle à perpétuité, rejetant l’argument de la défense invoquant une altération du discernement.

Estimant cette sanction insuffisante au regard de la gravité des faits, le parquet a interjeté appel, tandis que la défense a également contesté le jugement.

Le parquet rejette toute irresponsabilité pénale

Lors de l’audience d’appel, les procureurs ont de nouveau contesté la thèse d’une diminution de responsabilité pénale. Ils ont affirmé que l’expertise psychiatrique favorable à la défense pouvait avoir été influencée par les déclarations de l’accusée elle-même.

Le parquet a rappelé que les avis médicaux ne lient pas la décision du tribunal et a présenté de nouveaux rapports écrits rédigés par des experts en médecine légale, afin de remettre en cause les conclusions précédentes.
Selon l’accusation, Myung Jae Wan conservait une mémoire claire des événements survenus avant et après le crime, ce qui, selon eux, exclut un état d’incapacité mentale totale.

Les déclarations de l’accusée à la barre

Interrogée par la cour, l’accusée a déclaré ne pas se souvenir de l’acte en lui-même, tout en reconnaissant la persistance de certains souvenirs périphériques.
Elle a affirmé ne pas comprendre comment elle aurait pu commettre un acte d’une telle brutalité, soutenant que seule une partie des événements serait restée gravée dans sa mémoire.

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Un retrait d’avocat qui interroge

Un autre élément marquant de la procédure concerne le retrait soudain de l’avocat privé de l’accusée, survenu peu avant l’ouverture de l’audience d’appel.
En conséquence, la première audience s’est limitée à une vérification d’identité, le nouvel avocat commis d’office n’ayant pas encore pris connaissance du dossier.

L’ancien conseil a par la suite expliqué publiquement avoir renoncé à défendre l’accusée pour des raisons personnelles et éthiques, évoquant le poids de la colère publique et sa propre réflexion en tant que professionnel du droit.

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Une victime dont l’histoire a profondément ému le pays

Il a également été révélé que la petite Kim Ha Neul était une grande fan de Jang Wonyoung, membre du groupe IVE.
À l’époque des faits, le groupe avait adressé des fleurs et des photocards à la famille endeuillée, un geste de condoléances et de soutien qui avait profondément touché l’opinion publique.

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Une décision en appel très attendue

Alors que la Haute Cour doit désormais se prononcer, cette affaire continue de bouleverser la société sud-coréenne. Entre demande de justice exemplaire, respect des principes fondamentaux du droit, et émotion collective, le verdict en appel pourrait marquer un tournant symbolique majeur dans l’histoire judiciaire récente du pays.

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