Le conflit entre NewJeans et son agence ADOR s’intensifie à l’approche de la seconde audience prévue pour le 5 juin 2025. Le célèbre girl group a décidé de renforcer considérablement sa défense en justice, soulignant ainsi la gravité du différend contractuel qui l’oppose à son propre label.

13 avocats pour représenter NewJeans
Selon des sources judiciaires coréennes, NewJeans a déposé une mise à jour de sa désignation d’avocats auprès du tribunal de district de l’Est de Séoul le 9 mai dernier. Le groupe est désormais représenté par 13 avocats issus du cabinet d’envergure Shin & Kim, dont certains ont auparavant conseillé Min Hee Jin, l’ex-directrice générale d’ADOR.
Face à cette offensive juridique, ADOR n’est pas en reste : l’agence a elle aussi mandaté 12 avocats du cabinet Kim & Chang, le plus grand de Corée du Sud. Le nombre élevé de représentants légaux de chaque camp reflète la dimension stratégique, symbolique et juridique majeure de cette affaire.
Un climat de rupture et de tensions croissantes
Lors de la première audience du 3 avril 2025, la question centrale concernait la rupture de confiance entre le groupe et l’agence. Alors qu’ADOR évoquait une possible solution amiable, NewJeans a rejeté l’offre, affichant une position ferme et déterminée.
Pour l’instant, les membres du groupe n’ont pas comparu personnellement au tribunal, et leur présence à l’audience du 5 juin reste incertaine. Le groupe est également confronté à des restrictions : en mars, le tribunal a validé une injonction judiciaire demandée par ADOR, empêchant NewJeans de mener des activités indépendantes en dehors du cadre contractuel.

Une collaboration supprimée en pleine polémique
Le 19 mai, une publication Instagram de Danielle, rapidement supprimée, a relancé les spéculations. Elle y faisait allusion à une collaboration potentielle avec le duo R&B américain Emotional Oranges. La suppression rapide de la publication a été interprétée comme un geste de prudence juridique, destiné à éviter de nouvelles complications dans ce dossier déjà sensible.
Une affaire emblématique pour l’industrie K-pop
Cette affaire est scrutée de près par l’industrie musicale coréenne et les fans du monde entier. Elle soulève des questions importantes sur les droits contractuels des artistes, la gestion des labels et la protection de la liberté artistique au sein de l’industrie K-pop, à un moment où les tensions entre agences et talents deviennent de plus en plus visibles.
