Min Hee Jin, ancienne PDG d’ADOR, a déposé une contre-plainte contre Kim Tae Ho, directeur général de BeLift Lab, ainsi que trois autres cadres, dans le cadre du conflit en cours concernant les accusations de plagiat de ILLIT envers NewJeans.

Une plainte pour diffamation et une demande de dédommagement
Le 22 novembre, le cabinet d’avocats Sejong, représentant Min Hee Jin, a annoncé : « Min Hee Jin a déposé aujourd’hui une plainte pénale auprès du poste de police de Yongsan contre Kim Tae Ho (directeur général), Choi Yoon Hyuk (vice-président), Heo Se Ryeon (directrice visuelle) et Lee Ga Joon (responsable des opérations) de BeLift Lab, pour diffamation en vertu de la loi sur les réseaux d’information et de communication. De plus, elle réclame 5 milliards KRW (~3,6 millions USD) en dommages et intérêts. »
Cette action judiciaire marque la première étape d’une série de contre-attaques prévues par Min Hee Jin et ses avocats pour répondre aux accusations portées contre elle.
Le contexte des accusations
Cette plainte intervient après que BeLift Lab a annoncé, la veille, avoir intenté une action civile auprès du tribunal de district de l’ouest de Séoul. L’entreprise réclame 2 milliards KRW (~1,4 million USD) à Min Hee Jin, l’accusant d’avoir fait de fausses déclarations concernant le groupe ILLIT.
Simultanément, Source Music a également intenté une action civile contre Min Hee Jin, exigeant 500 millions KRW (~358 000 USD) pour des accusations prétendument infondées concernant le groupe LE SSERAFIM.
Ces événements sont survenus dans un contexte de tensions croissantes entre Min Hee Jin et plusieurs acteurs de l’industrie musicale, exacerbées par les accusations de plagiat visant ILLIT pour des similitudes présumées avec l’esthétique et les concepts de NewJeans, groupe qu’elle a lancé sous ADOR.

La réponse de Min Hee Jin
En réponse à ces poursuites, Min Hee Jin a décidé de contre-attaquer juridiquement, affirmant que les accusations portées contre elle sont sans fondement. Ses avocats ont également réfuté les propos de Kim Tae Ho, qui l’accusait de retarder intentionnellement les procédures judiciaires dans le cadre d’une stratégie médiatique. Le cabinet Sejong a déclaré : « Ces allégations sont entièrement fausses. La première audience, prévue pour janvier de l’année prochaine, examinera également la contre-plainte déposée par Min Hee Jin. »
Un conflit qui pourrait redéfinir l’industrie
Ce différend judiciaire met en lumière les tensions croissantes au sein de l’industrie de la K-pop, où les accusations de plagiat, de diffamation et de mauvaise gestion sont devenues des sujets récurrents. Pour Min Hee Jin, ces contre-attaques représentent non seulement une défense de son travail et de sa réputation, mais aussi une tentative de mettre en lumière les pratiques qu’elle considère comme injustes ou manipulatrices.
Le procès, prévu pour janvier, sera crucial pour déterminer l’issue de cette querelle complexe, qui pourrait avoir des répercussions significatives sur les relations entre les grandes agences de la K-pop et leurs figures créatives.

Une bataille judiciaire suivie de près
Alors que les plaintes et contre-accusations se multiplient, le public et les fans restent attentifs aux développements de cette affaire. Ce conflit, qui mêle questions artistiques, juridiques et éthiques, pourrait redéfinir les limites de la propriété intellectuelle et des droits d’expression dans l’industrie musicale coréenne.
Avec des enjeux aussi élevés, le jugement à venir ne sera pas seulement une victoire ou une défaite pour Min Hee Jin, mais un précédent qui pourrait influencer durablement les pratiques dans le monde de la K-pop.
