Contexte et Accusations de Manipulation
De nouveaux éléments viennent de faire surface dans le litige opposant ADOR et NewJeans (désormais NJZ). Selon ces preuves, Min Hee Jin, ancienne PDG d’ADOR, aurait joué un rôle déterminant dans l’annonce de résiliation du contrat exclusif de NewJeans, avant même l’expiration de ce dernier et sans l’accord de l’agence. Ce qu’on qualifie de « manipulation » implique l’intervention d’un tiers – en l’occurrence Min Hee Jin – dans le processus de rupture de contrat, ce qui, selon ADOR, est une pratique inacceptable.

Preuves et Témoignages Juridiques
Lors de l’audience orale du 11 mars au Tribunal de district central de Séoul, des documents ont été présentés attestant de l’implication de Min Hee Jin et de ses avocats du cabinet Sejong dans le processus de résiliation. Notamment, le courrier de résiliation, envoyé le 29 novembre 2024, a été rédigé par le cabinet Sejong et portait la mention du nom d’une société, « S&K », indiquant l’usage d’un compte corporatif. Le lendemain, lors d’une conférence de presse, NewJeans avait abruptement annoncé la résiliation de leur contrat, tout en affirmant n’avoir pas encore désigné de représentant légal, avant de finalement confier leur dossier au cabinet Sejong en janvier 2025.
Les Arguments des Parties
ADOR soutient que cette intervention constitue une manipulation illégale. En effet, après avoir reçu une demande de mesures correctives de NewJeans le 14 novembre et la démission de Min Hee Jin le 20 novembre, l’annonce de résiliation a été effectuée le 28 novembre, juste avant l’échéance pour répondre aux mesures exigées par ADOR. Des échanges via KakaoTalk, des emails et des déclarations antérieures (mai 2024) ont été présentés comme preuves de cette ingérence.
De son côté, NewJeans affirme que la résiliation était justifiée en raison d’une rupture irréparable de la confiance avec ADOR. Lors de l’audience du 7 mars, tous les membres du groupe ont déclaré ne pas souhaiter rester avec ADOR, argumentant que leurs griefs ne reposaient pas sur des manquements significatifs du contrat, mais sur des dysfonctionnements internes et une gestion inéquitable.

Répercussions pour l’Industrie de la K-Pop
Ce dossier, qui met en lumière des pratiques de manipulation contractuelle, suscite l’inquiétude dans l’industrie de la K-Pop. Cinq grandes organisations – dont la Korea Management Association et la Korea Entertainment Producers Association – ont averti que si de telles pratiques étaient validées, cela pourrait déstabiliser le secteur et ouvrir la voie à une influence accrue des capitaux étrangers. Les acteurs du marché appellent dès lors le gouvernement et l’Assemblée Nationale à prendre des mesures strictes contre de telles manipulations.
Prochaines Étapes Juridiques
Le tribunal a fixé un délai jusqu’au 14 mars pour la soumission de toutes les preuves et documents nécessaires. NewJeans devra également réorganiser et soumettre une liste détaillée des motifs justifiant la résiliation de leur contrat exclusif. La première audience concernant la validité de cette résiliation est prévue pour le 3 avril, marquant une étape déterminante dans ce litige aux répercussions majeures pour l’ensemble de l’industrie.