Le réalisateur Hong Minho, à l’origine du clip “Damdadi” de R.Tee en collaboration avec Jeon Soyeon de (G)I-DLE, a enfin réagi publiquement aux accusations de plagiat portées par la chanteuse française Yseult.
Cette controverse, qui a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines, concernait les fortes similitudes visuelles entre le clip coréen sorti en août 2025 et le clip “Bitch You Could Never” d’Yseult, publié en mai 2024.
Une polémique internationale autour de “Damdadi”
Tout a commencé lorsque des internautes ont partagé des comparaisons côte à côte des deux vidéos, mettant en évidence des plans identiques, cadrages similaires et choix esthétiques quasi identiques.
Rapidement, Yseult a publiquement dénoncé ce qu’elle considère comme une copie directe de son travail, allant jusqu’à accuser une partie de l’industrie K-pop de s’approprier la culture noire sans reconnaissance.
La chanteuse a déclaré :
“Je regarde des artistes copier mon clip plan par plan, sans aucun crédit, sans respect. L’industrie K-pop vole la culture noire depuis des décennies. Vous pouvez voler la fleur, mais l’histoire sait qui a planté la graine.”
Ces propos ont largement circulé, provoquant une vague de débats entre fans de K-pop et défenseurs de la chanteuse française, notamment autour des questions d’appropriation culturelle et de respect de la création artistique.
Le réalisateur Hong Minho reconnaît une “inspiration directe”
Face à l’ampleur de la polémique, Hong Minho, directeur du studio Achilles Film, a publié un communiqué officiel sur ses réseaux :
“Il est vrai que j’ai été inspiré par le travail de Yseult et son style de réalisation. J’admire profondément son univers visuel, et certaines idées ont naturellement influencé le projet.
Je présente mes excuses sincères si certaines scènes ont été trop proches de son œuvre originale. Ce n’était pas mon intention de copier, mais je reconnais que la ressemblance est réelle.”
Le réalisateur a également insisté sur le fait que R.Tee et Soyeon n’étaient pas impliqués dans la direction visuelle du clip, déclarant qu’ils s’étaient concentrés uniquement sur la production musicale et la performance artistique.
“Les artistes n’ont pas participé au processus de création visuelle. La direction artistique était entièrement sous ma responsabilité.”
Il a conclu en promettant de faire preuve de plus de vigilance à l’avenir dans ses travaux, en rendant hommage aux créateurs originaux lorsqu’il s’inspire d’eux.

Des excuses jugées insuffisantes par le public
Malgré ces déclarations, la polémique est loin d’être apaisée. De nombreux internautes estiment que les excuses de Hong Minho ne suffisent pas, certains y voyant une tentative de minimiser le plagiat évident.
Sur X (anciennement Twitter), les fans rappellent que le clip “Damdadi” reprend quasiment à l’identique plusieurs plans du clip d’Yseult, au point que les vidéos comparatives montrent une synchronisation image par image.
Plusieurs commentateurs réclament une reconnaissance formelle du plagiat et des mesures concrètes, notamment la suppression ou la modification du clip original.
Pour d’autres, cette affaire relance le débat plus large sur la manière dont la K-pop s’approprie certains codes esthétiques issus des cultures noires, sans toujours créditer les artistes à l’origine de ces influences.
Une affaire révélatrice pour l’industrie K-pop
Cette polémique dépasse le simple cadre d’un clip vidéo : elle met en lumière la frontière floue entre inspiration et appropriation dans l’industrie musicale.
Elle souligne aussi la nécessité de plus de transparence et de reconnaissance des sources dans la création artistique, à une époque où les références circulent rapidement entre cultures.
Alors que R.Tee et Soyeon n’ont toujours pas réagi publiquement, cette affaire pourrait bien laisser une empreinte durable dans le débat sur l’éthique artistique en K-pop.
