Le 23 octobre 2024, le tribunal de district d’Incheon a tenu une audience cruciale dans le cadre de l’affaire opposant la YouTubeuse Sojang à plusieurs idols de K-pop qu’elle avait diffamés et calomniés à travers sa chaîne YouTube. Pendant environ deux ans, Sojang a diffusé de fausses rumeurs sur de nombreuses célébrités, attirant des millions de vues et propageant la haine parmi leurs fans.

Des accusations graves à l’encontre de Sojang
Sous couvert d’anonymat, Sojang s’est acharnée sur plusieurs idols, créant des vidéos accusant ces derniers d’avoir subi des opérations de chirurgie esthétique, d’avoir un mauvais comportement, ou encore d’être impliqués dans des agressions et des abus. Parmi ses cibles préférées, on retrouve notamment Jang Wonyoung du groupe IVE, que la YouTubeuse a continuellement attaquée, au point d’engager des personnes pour rédiger des commentaires haineux à son encontre.
En janvier 2024, Starship Entertainment a annoncé que Jang Wonyoung avait remporté son procès contre Sojang, qui avait été condamnée à verser 100 millions de wons (environ 69 000 euros) de dommages et intérêts. Malgré cela, Sojang a fait appel, et ses actifs ont été gelés pour éviter toute fuite à l’étranger.

Un procès en cours marqué par des excuses publiques
Lors de l’audience du 23 octobre, Sojang est apparue portant une perruque pour dissimuler son identité, et a reconnu l’ensemble des accusations portées contre elle. Elle a également présenté une lettre d’excuses, exprimant des remords pour la douleur causée aux victimes.
Le procureur a requis une peine de prison de 4 ans ainsi qu’une amende de 211 millions de wons (environ 150 000 euros), en insistant sur le fait que Sojang avait interféré avec les activités des agences des victimes et exploité un service d’abonnement payant. Le contenu de ses vidéos ciblait particulièrement l’apparence, la personnalité et les relations amoureuses des victimes, causant un tort considérable à leur image publique.
Plaidoyer de la défense et perspectives de réhabilitation
L’avocat de Sojang a souligné que sa cliente reconnaissait ses fautes et qu’elle entreprenait des actions pour se réhabiliter. Il a mentionné que Sojang effectuait actuellement un travail bénévole et suivait un traitement pour sa santé mentale. Des efforts sont également en cours pour parvenir à des accords avec les victimes, bien que des difficultés aient été rencontrées lors de la médiation au tribunal civil.
Dans sa lettre d’excuses, Sojang a exprimé un profond sentiment de culpabilité et a déclaré vouloir désormais avoir un impact positif sur la société grâce à son bénévolat.

Une conclusion encore en attente
Le jugement final concernant la peine de Sojang sera bientôt rendu, mais cette affaire met en lumière les dérives possibles sur les réseaux sociaux et l’importance de la vérification des sources dans un environnement en ligne où les rumeurs peuvent facilement prendre des proportions démesurées.
