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La police sud-coréenne envisage un mandat d’arrêt contre le président de HYBE, Bang Si Hyuk, pour violation présumée de la loi sur les marchés financiers

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Les autorités sud-coréennes examinent actuellement la possibilité de demander un mandat d’arrêt à l’encontre de Bang Si Hyuk, fondateur et président du groupe HYBE, pour violation présumée de la loi sur les marchés des capitaux. Cette affaire, qui concerne des transactions suspectes datant de 2019, pourrait avoir des répercussions majeures sur la réputation du conglomérat musical derrière BTS, NewJeans, et d’autres artistes internationaux.

Une enquête approfondie et un examen juridique en cours

Lors d’une conférence de presse du 20 octobre, un représentant de l’unité des crimes majeurs de la police métropolitaine de Séoul a confirmé que de nouvelles auditions avaient été menées et que les autorités procédaient actuellement à une analyse approfondie des preuves et témoignages recueillis.

« Nous effectuons un examen juridique complet des éléments obtenus », a déclaré le porte-parole.

La police a précisé qu’aucun progrès significatif n’avait été réalisé depuis les deux premiers interrogatoires de Bang Si Hyuk, mais que la phase actuelle de l’enquête consistait à déterminer si les éléments matériels justifiaient une inculpation.

Des accusations de fraude et de manipulation du marché

Selon les informations disponibles, Bang Si Hyuk est soupçonné d’avoir trompé les investisseurs de HYBE en 2019, en déclarant publiquement que la société n’avait aucun projet d’introduction en bourse, tout en négociant secrètement la vente d’actions à un fonds d’investissement privé.

Lorsque HYBE a finalement procédé à son introduction en bourse (IPO), le fonds en question aurait revendu ses parts avec un bénéfice estimé à 190 milliards KRW (environ 132,6 millions USD), partagé avec Bang Si Hyuk selon un accord préalable.

L’avocat Jung Tae Won du cabinet LKB & Partners a expliqué :

« Le cœur du dossier repose sur une possible violation de l’article 178 de la loi sur les marchés financiers, qui interdit les opérations frauduleuses et les échanges déloyaux. Le problème est que M. Bang aurait nié toute intention de cotation, puis profité financièrement après l’IPO. »

HYBE coopère avec les autorités

Depuis le lancement de l’enquête à la fin de l’année dernière, la police a perquisitionné le siège de HYBE et celui de la Bourse de Corée (Korea Exchange), tous deux situés à Yeongdeungpo, Séoul.
Bang Si Hyuk a été interrogé à deux reprises en septembre et fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire depuis son retour des États-Unis, le 11 août dernier.

Dans une déclaration officielle, HYBE a réaffirmé sa coopération totale avec la justice, précisant que toutes les étapes de son introduction en bourse avaient respecté la loi :

« Nous avons strictement respecté les réglementations en vigueur et continuerons à collaborer pleinement avec les autorités. »

Les implications juridiques et économiques

Les experts soulignent que les accusations, si elles sont confirmées, pourraient être particulièrement graves.
L’avocat Noh Jong Un, du cabinet JonJae Law Firm, a qualifié la fraude boursière de “rébellion contre le marché financier”, rappelant que ce type d’infraction porte atteinte à la confiance du public et entraîne des sanctions lourdes.

« Le fait que la police évoque un ‘examen juridique’ montre qu’elle évalue minutieusement les preuves et la possibilité d’un mandat d’arrêt », a-t-il ajouté.

L’enquête pourrait donc déterminer si Bang Si Hyuk a intentionnellement induit les investisseurs en erreur, ce qui pourrait entraîner une bataille judiciaire majeure entre la défense et les autorités.

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