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CJ : enquête sur les “auditions secrètes” du président Lee Jae Hyun

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Un reportage exclusif de Dispatch a révélé des détails troublants concernant les soirées privées organisées par Lee Jae Hyun, président du CJ Group. Derrière une apparente passion pour la musique et les événements mondains, se cacherait un système d’« auditions » à huis clos, où des jeunes femmes étaient sélectionnées sur des critères d’apparence et invitées à participer à des soirées organisées dans des lieux tenus secrets.

Des soirées au recrutement codifié

Selon plusieurs témoignages recueillis, les invitations étaient envoyées par messagerie directe, souvent décrites comme des « DJ parties ». Les participantes passaient par plusieurs étapes :

  • Un entretien en face-à-face dans un café de Cheongdam pour une première évaluation physique (taille, silhouette, visage).
  • Un test sanitaire, dont des examens rapides type dépistage Covid, effectué dans un ancien local médical.
  • Un parcours en plusieurs étapes menant finalement à un lieu de fête sécurisé, souvent sur un rooftop privé.

Des consignes précises de style étaient données : robe noire, collants, talons de plus de 9 cm, cheveux détachés. L’apparence, plus que le talent, semblait au cœur de la sélection.

Témoignages de participantes

Plusieurs femmes ayant pris part à ces soirées ont décrit des rassemblements marqués par un cérémonial strict. À l’arrivée du président, toutes devaient se lever. Les téléphones portables étaient confisqués, et une partie de la soirée se déroulait autour d’un stand de DJ où Lee Jae Hyun animait lui-même la musique.

Certaines participantes ont parlé de « danses suggestives » encouragées par les organisateurs, de repas avec des chefs renommés et de rémunérations allant jusqu’à 1,5 million de wons en espèces par participante, distribuées dans des enveloppes, sans documents officiels.

Entre divertissement privé et scandale moral

Si, pour certains, ces soirées peuvent sembler n’être que des divertissements personnels d’un dirigeant, d’autres y voient un grave problème éthique. Le CJ Group, à travers ses activités culturelles et ses marques grand public, s’adresse largement à une clientèle féminine. L’image d’un président utilisant les femmes comme objets de divertissement privé est perçue comme une contradiction directe avec les valeurs affichées par l’entreprise.

Les implications possibles

L’affaire soulève non seulement des questions d’ordre moral, mais aussi des interrogations sur d’éventuelles conséquences légales et sur la gouvernance de l’un des plus grands conglomérats de Corée du Sud. Le contraste entre la puissance du groupe (avec un chiffre d’affaires dépassant les 40 trillions de wons) et les accusations visant son président met en lumière la responsabilité des dirigeants et le fossé entre communication publique et comportements privés.

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